C’est sans doute la question qui revient le plus souvent lorsque l'on présente des fresques de synthèse lors de séminaires ou de réunions d'entreprise : "Faut-il avoir fait les Beaux-Arts et savoir dessiner pour faire de la facilitation graphique ?"
La réponse courte est : non, pas au sens classique du terme.
Si la maîtrise du pinceau ou de la tablette graphique est évidemment un plus, la facilitation graphique n'est pas une discipline artistique pure. C'est avant tout un outil de communication, de traduction et de structuration de la pensée. Voici pourquoi le mythe du "don pour le dessin" doit être déconstruit si vous souhaitez utiliser le management visuel dans vos équipes.
Le travail d'un facilitateur graphique commence bien avant que le marqueur ne touche le papier. La compétence la plus cruciale de ce métier n'est pas la maîtrise de la perspective, mais l'écoute active.
Lors d'un atelier stratégique ou d'un grand séminaire (comme ceux que nous accompagnons régulièrement à Paris et en Île-de-France), les échanges sont denses, techniques et parfois décousus. Le véritable défi consiste à capter l'essence du message, filtrer le bruit de fond et identifier les idées clés. Un excellent illustrateur qui n'aurait pas cette capacité d'analyse et de synthèse serait incapable de produire une fresque utile pour l'entreprise. À l'inverse, une personne dotée d'un trait basique mais d'un esprit de synthèse aiguisé fera un excellent facilitateur.
Pour faire de la facilitation graphique, il ne s'agit pas de réaliser des portraits réalistes ou des paysages complexes. L'objectif est de transmettre une idée de la manière la plus claire et immédiate possible.
Pour cela, les professionnels s'appuient sur un "alphabet visuel" très simple, composé de formes géométriques basiques :
Le point, la ligne, la flèche (pour montrer la direction ou le lien de cause à effet)
Le carré, le cercle, le triangle (pour encadrer et hiérarchiser)
Des pictogrammes universels (une ampoule pour une idée, un engrenage pour un processus, un bonhomme allumette stylisé pour l'utilisateur).
En maîtrisant ces quelques éléments, il est possible de traduire 80 % des concepts abordés en réunion. C'est ce qui rend les bases de la facilitation graphique accessibles aux managers, aux coachs ou aux chefs de projet qui souhaitent dynamiser leurs réunions.
Si les formes de base sont simples, c'est dans l'organisation de l'espace que réside la véritable technicité. Un bon facilitateur graphique agit comme un architecte de l'information.
Il doit savoir gérer l'espace de sa feuille (ou de sa toile numérique) en temps réel, sans brouillon préalable. Il faut anticiper la place que prendront les différents sujets, créer des flux visuels cohérents et regrouper les thématiques de manière logique. C'est cette structuration spatiale qui permet aux participants de voir les connexions entre leurs idées et de faire émerger l'intelligence collective.
Il est vrai que les bases de la pensée visuelle sont à la portée de tous, cependant animer un événement d'envergure nécessite une expertise pointue.
Faire appel à notre agence de facilitation graphique à Paris garantit une exécution sans faille pour vos événements à forts enjeux. Un facilitateur graphique professionnel apporte :
La rapidité d'exécution : La capacité à dessiner et structurer l'information en temps réel, à la vitesse de la parole, sans jamais ralentir le groupe.
La direction artistique : Une cohérence visuelle, le respect de votre charte graphique corporate, et un rendu final esthétique qui valorise votre marque employeur.
La fiabilité technique : Que ce soit sur des fresques papier monumentales de plusieurs mètres ou via des outils numériques diffusés sur écran géant.
En conclusion, il n'est pas nécessaire d'être un artiste pour s'initier à la pensée visuelle et gribouiller ses propres concepts. Toutefois, pour transformer un séminaire complexe en une feuille de route claire, élégante et percutante, l'intervention d'un expert reste le meilleur investissement.
L’organisation d’un grand séminaire, d'une convention annuelle ou d’un hackathon d'envergure à Paris implique une logistique sans faille. Lorsque plusieurs centaines de collaborateurs se rassemblent dans des lieux emblématiques de la capitale pour imaginer l'avenir de leur marché, la captation des idées devient un enjeu majeur. Face à des événements d'une telle ampleur, caractérisés par de multiples ateliers simultanés, la présence d'un seul praticien visuel ne suffit plus. Pour relever ce défi de taille, s'appuyer sur une agence structurée en collectif de facilitateurs graphiques à Paris s'avère indispensable.
Lors d'un grand rassemblement d'entreprise en région parisienne, la journée est souvent rythmée par des sessions plénières suivies d'ateliers avec des nombreux sous-groupes de réflexion. Cependant, capter l'intelligence collective qui émerge en même temps dans quatre salles différentes reste difficile.
Déployer un collectif de professionnels permet de couvrir l'intégralité de votre programme. Chaque facilitateur graphique prend en charge un flux thématique ou un groupe de travail spécifique. Cette organisation agile garantit qu'aucune idée à forte valeur ajoutée ne soit perdue, peu importe la configuration spatiale ou temporelle de votre événement parisien. La facilitation graphique passe alors à l'échelle supérieure, se mettant pleinement au service des dispositifs d'intelligence collective les plus ambitieux.
Faire travailler plusieurs experts visuels indépendants en parallèle comporte un risque : obtenir des styles graphiques et des niveaux de synthèse trop hétérogènes, nuisant à la cohérence de votre communication interne. Notre agence de facilitation graphique basée à Paris résout cette problématique en intégrant une direction artistique rigoureuse dès la phase de préparation.
Nos équipes définissent en amont une charte graphique commune, une palette de couleurs adaptée à votre marque et une grammaire visuelle partagée. Bien que chaque facilitateur graphique conserve sa sensibilité d'écoute, le résultat final se traduit par une suite de fresques harmonieuse, fluide et parfaitement unifiée. De plus, vous bénéficiez d'un interlocuteur unique pour toute la gestion de projet, de la préparation des templates jusqu'à la livraison finale des fichiers numérisés.
Vous en avez assez des réunions où les idées fusent mais disparaissent aussitôt ? Où les participants décrochent face à des présentations trop chargées ? La facilitation graphique est la solution pour transformer vos temps de travail en moments vivants, clairs et mémorables. Donnez de la puissance à vos réunions avec la facilitation graphique !
Il s’agit d’une méthode qui associe écoute active et dessin en direct. Lors d’une réunion, d’un atelier ou d’un séminaire, le facilitateur graphique capture vos échanges et les traduit en fresques visuelles : mots-clés, schémas, personnages, couleurs et symboles. Résultat : vos idées prennent forme sous vos yeux et deviennent un support de travail concret.

Des messages clairs et impactants : les visuels simplifient les discussions complexes et mettent en avant l’essentiel.
Une équipe engagée : voir ses propos représentés valorise les participants et stimule leur implication.
Une meilleure mémorisation : un dessin se retient dix fois mieux qu’une phrase abstraite.
Un outil de suivi concret : la fresque produite reste comme trace durable pour poursuivre le travail.
Un facteur d’innovation : en rendant les idées visibles, on stimule la créativité et la co-construction
La facilitation graphique s’adapte à toutes les situations professionnelles où l’échange et la réflexion collective sont clés :
Ateliers de stratégie et d’innovation
Séminaires de cohésion d’équipe
Conférences et formations
Projets de transformation et de conduite du changement
En intégrant la facilitation graphique à vos événements, vous ne facilitez pas seulement la compréhension : vous créez une expérience collective forte qui soude vos équipes et accélère vos projets.
✨ Faites le choix d’une communication claire, engageante et mémorable.
Donnez de la puissance à vos réunions avec la facilitation graphique !
Dans un monde professionnel où la communication est cruciale, la facilitation graphique émerge comme un outil puissant pour les entreprises. En alliant dessin, texte, et visualisation, elle permet de simplifier des idées complexes et de rendre la collaboration plus fluide. Voici quelques avantages clés que cette approche peut offrir aux entreprises.
Les entreprises sont souvent confrontées à des concepts abstraits et des processus complexes. La facilitation graphique traduit ces idées en visuels simples et facilement compréhensibles. En utilisant des schémas, des cartes mentales et des dessins, elle rend plus digestes des informations que des rapports écrits ne pourraient pas toujours bien transmettre. Cela est particulièrement utile lors de réunions stratégiques, de séances de brainstorming, ou d’ateliers.
Il est prouvé que les informations visuelles sont mieux retenues que les informations textuelles. En intégrant des éléments graphiques dans les discussions, la facilitation graphique capte l’attention et améliore l’engagement des participants. De plus, les visuels créés peuvent être utilisés comme ressources de référence pour les employés, renforçant ainsi la mémoire à long terme des concepts abordés.
La facilitation graphique favorise une meilleure collaboration, en particulier dans des équipes multidisciplinaires ou internationales. Les visuels transcendent les barrières linguistiques et culturelles, facilitant une compréhension mutuelle. De plus, le fait de voir des idées se former visuellement au fur et à mesure des discussions encourage l'interaction, favorise l'apport d'idées et renforce la dynamique d’équipe.
Lorsque les idées sont présentées graphiquement, il devient plus facile d’identifier les points clés et de structurer les priorités. En visualisant les données, les décisions peuvent être prises plus rapidement et de manière plus éclairée. Les réunions sont plus productives, car les visuels permettent de clarifier rapidement les zones de confusion ou les désaccords.
La facilitation graphique est également utile pour la formation des employés. Elle peut servir à illustrer des processus internes, à expliquer des procédures complexes, ou à introduire de nouvelles stratégies de manière plus engageante et accessible. L’impact visuel des illustrations permet aux employés de mieux assimiler les informations et d’intégrer plus facilement les connaissances partagées.
Adopter des méthodes innovantes comme la facilitation graphique renforce l'image d'une entreprise moderne, créative et à l’écoute de ses collaborateurs. Les clients et les partenaires externes qui assistent à des présentations graphiquement facilitée sont plus susceptibles de percevoir l’entreprise comme proactive et soucieuse de rendre ses processus clairs et inclusifs.
La facilitation graphique s'adapte à divers contextes : des réunions d'équipe internes aux événements avec des clients ou partenaires. Elle peut être utilisée pour clarifier des stratégies marketing, des lancements de produits, ou pour expliquer des plans complexes lors de fusions ou de restructurations. La souplesse de cette technique en fait un outil qui peut enrichir différents aspects de la vie d’une entreprise.
En conclusion, la facilitation graphique est bien plus qu’un simple art visuel. C'est un levier puissant qui aide les entreprises à communiquer plus efficacement, à améliorer l’engagement, à faciliter la collaboration et à prendre des décisions plus rapidement. Dans un environnement de plus en plus visuel et connecté, adopter cette méthode innovante peut faire toute la différence pour la réussite des entreprises.
La facilitation graphique est une approche puissante de communication visuelle qui gagne en popularité dans de nombreux domaines, de l'éducation et de la formation à la résolution de problèmes en entreprise. Cette technique consiste à utiliser des éléments graphiques, tels que des images, des dessins, des schémas et des icônes, pour faciliter la communication, la compréhension et la rétention d'informations. Dans cet article, nous explorerons les avantages de la facilitation graphique et pourquoi elle devrait être intégrée dans votre boîte à outils de communication.
En conclusion, la facilitation graphique est un atout inestimable pour la communication dans divers contextes, que ce soit dans le cadre professionnel, éducatif ou personnel. Elle améliore la clarté, la créativité, la rétention d'informations et l'engagement. En investissant dans cette technique, vous pouvez maximiser l'efficacité de votre communication et atteindre vos objectifs de manière plus efficace.
Alors, n'hésitez pas à explorer les possibilités de la facilitation graphique pour améliorer vos interactions visuelles !
Même si la Facilitation graphique n’est pas une discipline récente (voir article suivant pour reparcourir un peu de son histoire), elle a connu un essort dans les dernières années, et il exsiste un peu de confusion autour de sa définition. Personnellement, il m’arrive régulièrement de devoir expliquer à un interlocuteur qui n’a jamais entendu parler de la facilitation graphique de quoi il s’agit dans la pratique.
Notamment, beaucoup de gens utilisent les termes facilitation graphique, scribing, sketchnoting, voir mind-mapping de la même manière, sans prendre en compte les spécificité de chaque discipline. Parfois, j’ai même entendu parler des vidéo explicatives dessinées (que je fais également) comme s’il s’agissait de la facilitation graphique. Certes, ils existent parfois des points communs entre ces pratique, mais ce sont justement les différence entre elles qui font qu’elle puissent mieux s’adapter à un contèxte ou un usage bien spécifique.
Tout d’abord, nous pourrions commencer par exclure des faux-amis. Le Scribing n’est rien d’autre que le nom utilisé pour définir la facilitation graphique en anglais. Les Scribers (ou “visual practitioner”) ce sont donc des facilitateurs graphiques. Le mind-mapping, quant à lui, a très peu à voir avec la facilitation graphique, et même s’il peut un peu être considéré comme un ancêtre qui a permis la démocratisation des processus de visualisation, les deux pratiques ont évolué de façon différente. Personnellement, je m’en sers beaucoup comme outil de prise de note qui permet une vision d’ensemble sur un sujet, mais mes mind-mappings ne présentent jamais de dessins. Dans la méthode élaborée par Tony Buzan au départ, de surcroît, ils existaient des codes assez spécifiques (un couleur par branche, le titre au centre etc) qui seraient trop contraignants pour la facilitation graphique en live telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui.
Pour comprendre la différence entre la facilitation grafique et le sketchnoting, il faut revenir à sa définition, que je propose ici :
“La facilitation graphique est une discipline artistique qui utilise les techniques de dessin, traditionnelles ou numériques pour visualiser des idées en temps réel”.
La partie la plus importante de cette définition est le complément circonstanciel de manière : “en temps réel”. Pour que la facilitation graphique soit considérée comme telle, il faut donc qu’elle soit réalisée en live, ce qui n’est pas le cas pour le sketchnoting.
À la base de la facilitation graphique en faites, il y a la volonté d’utiliser le dessin pour accompagner la réfléxion au sein d’un groupe de personnes. La visualisation graphique s’inscrit dans un processus qui permet de favoriser la mémorisation, avoir une vision d’ensemble, et résumer un flux d’informations verbales. Il est donc essentiel que la facilitation graphique soit faite en live, car elle sera très influencée par ce qui se passe dans la salle et permettra des interactions avec la fresque.
Le sketchnoting par contre est simplement une technique de prise de note visuelle. Il peut partager une esthétique, un style et un vocabulaire similaire à celui de la facilitation graphique, mais il ne sera pas fait en live. Le sketchnoting reste un excellent outil qui inclut certains les avantages de la facilitation graphique, notamment l’usage de la pensée visuelle, la vision d’ensemble, et la mémorisation. La seule différence c’est que personne ne sera là pour regarder (et surtout pour influencer) le processus de schématisation de la pensée.
En conslusion, même si la facilitation graphique et le sketchnoting ce sont deux disciplines sont cousines, leur finalité n'est pas la même, et elle seront donc utilisées dans des contexts très différents.








Retour photo du séminaire finale du projet PRIMO, sur la lutte contre le décrochage scolaire, qui a eu lieu à l'alliance Arena de Nice.
En tant qu'ex enseignant, ça a été une magnifique occasion pour plonger à nouveau dans des sujets de pédagogie. Pour la première fois en plus, j'ai pu faire de la facilitation graphique live sur une journée avec des intervenants multilangue (français et italien).
Grand merci à Christophe Messineo pour l'invitation et l'organisation.
Si vous vous intéressez à la facilitation graphique, vous avez sûrement entendu parler de Bikablo.
Pour ceux qui ne la connaissent pas, Bikablo est une marque allemande spécialisée dans des produits pour la facilitation graphique, des marqueurs aux dictionnaires visuels en passant par des modèles de fresques. En ciblant un marché de niche, (et surtout en ayant une vision très novatrice) en quelques années, Bikablo est devenue LA référence dans ce secteur, au moins pour le marché Européen. Globalement, on voit que leurs produits sont conçus pour faire face aux besoins quotidiens d’un facilitateur graphique, et qu’ils connaissent bien notre profession.
Donc si vous êtes des scribes à la recherche d’inspiration ou d’amélioration, ça vaut vraiment le coup de faire un tour sur leurs site. D’ailleurs, j’en profite pour dire que je ne suis pas du tout sponsorisé par eux mais que j’écris simplement ce que je pense.
Parmi les nombreux produits de Bikablo, on retrouve le set de cartes “Bikablo Icons”, qui constitue une espèce de dictionnaire visuel sous forme de cartes carrées (9x9cm), et que je possède depuis plusieurs années maintenant.


La boîte inclut 240 cartes au total, divisées en 5 catégories différentes :
Les cartes affichent sur le dos les mots-clés qu’elles représentent, et même si ces textes sont écrits qu’en allemand et anglais (comme d’ailleurs pour tous les produits Bikablo), cela ne joue pas du tout sur l’usage, car au final les pictogrammes sont très parlant, et on a rarement besoin de vérifier à quoi ça correspond.



D’un point de vue de la réalisation, Bikablo a fait quand même un effort. Les cartes Les cartes sont imprimées sur du bon papier, bien épais, elles sont colorées en fonction de leur catégorie pour qu’on puisse les reconnaître avec un coup d'œil et présentent un petit trou prévu pour les épingler.
En effet, ce set de cartes peut être utilisé de 2 façons. Sur la table, en les faisant circuler parmi les gens ou en créant des groupes/combinaisons, ou bien accrochées au mur, sous forme de “mosaïque” colorée.

Cependant, même si le rendu esthétique de cette dernière solution est très intéressant et que ça peut fonctionner comme source d’inspiration pour les participants à un atelier, les mettre en place demande beaucoup de temps en amont (et d’épingles), et j’ai constaté qu’après l’avoir fait 2 ou 3 fois, je m’en suis vite lassé. Actuellement, pour une vision d’ensemble, j’ai une photo numérique avec une sélection des cartes que j’affiche pendant mes séances de formation.
Les bikablo icons sont certes un outil assez intéressant, mais je ne recommanderai pas son achat à des débutants. Pour ce qui concerne la recherche constante de nouvelles idées de pictogrammes à inclure dans notre bibliothèque visuelle, je trouve que cela peut se faire de manière plus efficace sur internet, et qu’au final le fait de voir un nouveau picto à l’écran ou bien imprimé sur une carte ne va pas jouer sur notre façon de le dessiner la prochaine fois.
Par contre cette boîte se révèle vraiment très utile au moment d’animer des ateliers (surtout pour des débutants) ou des formations, car les participants peuvent manipuler les cartes, les utiliser comme référence, les prendre en photo etc. En particulier pour ceux qui s’intéressent à dessiner des bonhommes en action, c’est un vrai atout, et j’ai eu beaucoup de retours positifs
Pour conclure, les bikablo icons ne font pas nécessairement partie du kit de base du facilitateur graphique, mais elles peuvent constituer un excellent outil d’animation pour des formateurs en facilitation graphique ou même des facilitateurs (pas graphiques) qui ne possèdent pas de compétences en dessin et qui préfèrent afficher leurs idée en épinglant les cartes.
Et vous, avez-vous déjà utilisé les bikablo icons ? Comme d’habitude, n’hésitez pas à partager avec nous vos commentaires.

La facilitation graphique est un domaine qui a connu un essor dans les dernières années, et son succès a déclenché une pléthore d’articles sur le net. Tout le monde en a plus ou moins entendu parler. Cependant la littérature spécialisée et qualitative autour de ce sujet est asses rare à trouver et parfois publiée par un confrère facilitateur graphique qui donne une vision incomplète ou partielle de la discipline.
Graphic recording (sous-titre “live illustration for Meetings, conferences and Workshops”) est une anthologie qui essaie de combler ce vide et il s’agit sans aucun doute l’ouvrage le plus complet qui a été publié jusqu’à présent sur le sujet de la facilitation graphique. Il date de 2016 et il a été publié par l’éditeur allemand Gestalten en anglais.

Le livre est structuré de manière excellente et peut se diviser en 2 parties. Les 3 premiers chapitres donnent des informations exhaustives sur la discipline, et le chapitre 4 (qui compose en proportions les ¾ du livre), dédié à des exemples de fresques dans une multitude de styles différents.
- Le chapitre 1 est une introduction qui définit de manière précise la facilitation graphique, tout en expliquant le contexte historique originaire, pour ensuite passer sur les avantages réels de notre pratique (vision d’ensemble, mémorisation, intelligence collective),
- Le chapitre 2 est probablement le vrai noyau de ce livre, car il contient des informations qu’il est pratiquement impossible de trouver sur internet. Ces pages en fait s’adressent directement aux professionnels (experts ou apprentis) pour dispenser une série hyper riche de conseils sur la méthode, le matériel et ses spécificités, ou encore comment se préparer avant le jour J.
Il traite également certaines techniques avancées pour réussir sa mise en page, maîtriser la couleur et surtout la gérer les imprévus du live (gestion du temps et de l’espace blanc). Bref, tout ce que j’aurai aimé qu’on m’explique avant de commencer.
- Le chapitre 3 est un peu une annexe du 2 et se concentre sur comment concrètement devenir facilitateurs graphiques une fois qu’on maîtrise la technique, ou comment proposer la facilitation graphique dans son entreprise.

Le reste du livre (chapitre 4) contient des dizaines d'exemples de portfolios en double page, avec des explications détaillées sur la manière de travailler de chacun. Ce qui en ressort est une multitude de styles qui montrent comment il n’y a pas une meilleure manière que les autres de faire de la facilitation graphique, et qu’on peut arriver au même résultat en passant par des chemins (graphiques) très différents.
Pour conclure, Graphic recording est un ouvrage complet et riche en conseils pour s’améliorer dans la pratique de la facilitation graphique, et qui mérite sa place dans la bibliothèque de tout spécialiste du secteur. Je tiens à préciser que je ne suis pas sponsorisé par Gestalten, et que ma critique du livre se veut simplement au service de mes confrères ou bien d’étudiants dans notre discipline.
Et vous, quels sont les ouvrages qui vous ont influencé dans votre pratique ? N’hésitez pas à l’écrire dans les commentaires.
Une des questions qui m’est souvent posée concernant la facilitation graphique est la suivante : “Est-ce de l’improvisation ou tu sais à l’avance quoi dessiner le jour J?”
Les nouveaux clients posent cette question pour savoir s’ils doivent s’organiser afin de fournir le plus d’informations possibles au facilitateur graphique avant le jour du séminaire, alors que les spectateurs qui assistent au séminaire sont souvent curieux de savoir comment procède le facilitateur graphique pour ne pas trop stresser et rester à l’écoute de tout ce qui est dit.
La réponse à la question est que bien évidemment le scriber NE SAIT PAS à l’avance quoi dessiner. C’est le principe du live, et c’est ce qui fait de la facilitation graphique et de sa capacité de s’adapter en fonction du moment un outil de travail si puissant. On insiste toujours sur le fait que par rapport à une illustration (qui peut être faite en post-production sur la base d’un rendu écrit) la facilitation graphique en live alimente la discussion au sein du groupe de participants.
Cependant, il ne s’agit pas d’improvisation non plus. En fait, même si savoir résumer un concept en 2 traits de marqueur reste un atout pour tout facilitateur graphique, il existe des méthodes solides pour préparer le terrain afin de se sentir à l’aise lors d’un séminaire et éviter la peur de la feuille blanche.
Celle que moi j’utilise consiste à faire un brainstorming et créer un nuage de mots basé sur la thématique. Nous allons la voir ensemble par étapes.
Étape 1 – le nuage de mots

Si la thématique de l'événement dans lequel nous allons intervenir est le développement durable, je vais écrire croissance, vert, plante, feuille, éolienne, soleil, développement, idée, etc...tout ce qui peut être en lien avec la thématique de départ ou un des mots clés déjà évoqués.
Étape 2 – la traduction en images

Je vais ensuite trouver une manière de résumer les mots clés les plus importants que je viens d’écrire avec des symboles ou des dessins
Étape 3 – la création de métaphores visuelles

Je vais enfin essayer de combiner les différentes idées pour créer des nouvelles métaphores visuelles qui nous permettent de sortir des clichés ordinaires, tout en restant compréhensibles et sans trop s’éloigner du concept de base.
Cet exercice a l'avantage de pouvoir se mettre en place même avec peu d’informations sur la thématique de départ. Nous pouvons le faire juste en ayant le titre de la conférence ou un seul mot clé. D’autres mots clés vont se rajouter au fur et à mesure pendant le brainstorming, faisant grandir le nuage de manière naturelle. De cette façon, même si nous ne pouvons pas prévoir ce qu’il sera dit le jour J, nous allons au moins avoir une base dans laquelle pouvoir piocher si une idée évoquée se rapproche de quelque chose que nous avons dessiné lors de notre recherche.
Nous allons peut-être ne pas utiliser toutes les métaphores visuelles que nous avons créées, ou même aucune, mais il y aura sûrement des idées qui vont s’y rapprocher, et que nous pourrons adapter à la fresque avec peu d’effort.
Au-delà de son intérêt de préparation au jour J, faire cet exercice de manière constante permet petit à petit d’élargir notre bibliothèque visuelle, et avec le temps nous aurons un vrai vocabulaire visuel personnalisé.
Et vous, comment vous préparez-vous à vos journées de facilitation graphique ?